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Grégoire Kounowski, Head of Advisory chez Norman K.

Bien que des négociations aient toujours lieu à Genève entre les États-Unis et l’Iran, chaque semaine qui passe met en lumière les positions antagonistes de ces acteurs et les rapproche d’un conflit majeur.

Les négociateurs américains ont posé trois conditions préalables à l’Iran pour aboutir à un accord : l’élimination du programme nucléaire militaire, la dissolution des proxys dans la région (ex : Hezbollah, Houthis, etc.) et le démantèlement des capacités balistiques. L’Iran est peu susceptible d’accepter chacun de ces points, surtout celui sur son programme nucléaire, considéré comme une question de survie.

Pendant que Washington et Téhéran jouent la carte diplomatique, les premiers déploient la plus importante puissance aérienne au Moyen-Orient depuis l’invasion de l’Irak en 2003, et les seconds mènent des exercices militaires dans le très stratégique détroit d’Ormuz. En 2025, près de 13 millions de barils y ont transité chaque jour, soit 31 % du pétrole transporté par voie maritime dans le monde. L’Iran a également annoncé des exercices navals conjoints avec la Russie en mer d’Oman, à proximité des navires américains. En cas d’escalade militaire, le sort réservé aux infrastructures pétrolières iraniennes pose également question.

La pression monte peu à peu. « Il existe de nombreuses raisons et arguments en faveur d’une frappe contre l’Iran », a déclaré mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, ajoutant que Téhéran « serait bien avisé de conclure un accord ». La veille, le vice-président américain J.D. Vance avait déjà noté les divergences iraniennes persistantes sur les « lignes rouges » américaines. Le pessimisme des responsables américains sur un possible accord va donc croissant.

Sur les marchés, la probabilité d’une intervention militaire soutient les secteurs de la défense et des matières premières. En parallèle, l’absence de progrès dans les négociations sur la guerre en Ukraine renforce cet effet. Face à ces menaces croissantes, le pétrole a progressé de 4% ce mercredi, le Brent a dépassé les 70 $. Les perturbations qui découleraient d’une intervention pour le commerce et le transport du pétrole ont également contribué à faire repasser le prix de l’or au-dessus de 5.000 $ l’once, confirmant que le métal précieux reste l’une des valeurs refuges privilégiées par les investisseurs.

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