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Pictet Asset Management

L’assouplissement des politiques monétaires et budgétaires devrait aider les marchés d’actions à poursuivre leurs progressions et nous nous attendons à voir les actions des marchés émergents prendre de l’avance à court terme.

Allocation d’actifs: les perspectives pour les actions restent positives

Les marchés d’actions ont bien démarré l’année et les principaux ingrédients pour des gains supplémentaires sont en place.  Les conditions d’accès aux liquidités sont favorables, les gouvernements du monde entier augmentent leurs dépenses publiques (aussi bien le Japon, que les États-Unis ou l’Allemagne), les perspectives de croissance économique sont solides et l’inflation semble sous contrôle. Nous continuons donc à surpondérer les actions et à sous-pondérer les obligations. Nous avons également augmenté notre exposition à l’industrie et aux marchés émergents.

Les indicateurs du cycle conjoncturel que nous surveillons soutiennent notre opinion. Parmi les pays développés, la conjoncture économique est favorable aux États-Unis, dans la zone euro, au Royaume-Uni et en Suisse. Néanmoins, c’est dans les marchés émergents que la croissance semble particulièrement forte. Selon nous, l’écart de croissance du PIB entre les économies émergentes et développées devrait se creuser à 2,5 points de pourcentage cette année, contre 2,3 points de pourcentage en 2025, ce qui annonce une surperformance des actifs émergents. La hausse des prix des matières premières pourrait offrir un point d’appui supplémentaire, en particulier si le dollar américain continue de s’affaiblir.

La situation en Chine n’est pas aussi clairement positive que dans le restes des marchés émergents. La croissance y atteint l’objectif de 5% fixé par le Gouvernement, mais l’économie peine à passer d’une croissance fondée sur les exportations à une expansion économique alimentée par la demande intérieure.

Au sein des pays développés, l’économie américaine peut compter sur le sentiment positif des entreprises et leurs intentions d’embauche. Cependant, nous sommes préoccupés par le fait que les ménages financent leurs dépenses par l’épargne plutôt que par les revenus, une situation qui a peu de chances d’être durable à moyen terme.

Pour l’Europe, les perspectives de croissance reposent sur l’efficacité des mesures de relance budgétaire et des dépenses d’infrastructure prévues, en particulier en Allemagne. Des réformes structurelles, telles que l’Union des marchés des capitaux de l’Union européenne, des améliorations sur le marché du travail et la diversification énergétique, pourraient constituer d’autres catalyseurs de croissance. En revanche, la vigueur de l’euro reste un risque pour les exportateurs de la région.

L’appréciation de la devise et son effet potentiellement négatif sur les exportations sont également un problème au Japon, où les élections anticipées à venir pourraient aboutir sur un vaste plan de relance alimenté par des fonds publics. Cette hypothèse défend l’idée d’un resserrement de la politique monétaire. Le renforcement de la monnaie sera, selon nous, une priorité pour la Banque du Japon. Nous pensons que la banque centrale continuera à normaliser son bilan, à relever les taux d’intérêt, en avril comme en décembre, et à intervenir sur les marchés des changes. Si la dynamique inflationniste persiste, on ne peut exclure le risque qu’un durcissement de la part de la banque centrale puisse freiner la croissance du PIB japonais. 

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