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 Après un bon millésime 2025, les questions se posent sur la stratégie à adapter en actions, obligations. Que faire de l’or après un bond de plus de 30 % en 2025 après déjà…63% en 2024 (en dollar) et une hausse de 325 % en 10 ans. Alors qu’un marché asiatique porte le pompon de la meilleure performance en 2025, quelques professionnels donnent leur avis sur les différents actifs et marchés. Que faire alors que les indices ont cumulé des records dans les premiers jours de cette d’année…

En 2025, le Dow Jones a affiché un gain de 12,97%, le S&P 500 de 16,39% et le Nasdaq de 20,36%. L’enthousiasme des investisseurs sur les actions de l’intelligence artificielle ont fini par emmener Wall Street dans une nouvelle année de gain.  Mais les performances américaines ont été rabotées par la faiblesse du dollar. Par exemple pour le Nasdaq, la performance tombe à environ 7 % en euro.

A travers le monde, les bourses affichent aussi un bilan brillant en 2025. L’indice MSCI All-Country World (ACWI) s’est octroyé 21,2 %, son meilleur cru de ces six dernières années.

Cependant, au soir du 8 avril, au lendemain de la décision de l’application de tarifs douaniers par l’administration Trump, les investisseurs étaient devenus plus timides et moins nombreux à parier sur une année 2025 positive, quand tous les indices de la planète ont plongé dans le rouge vif. Cependant, le redressement fut impressionnant et pratiquement ininterrompu jusqu’au 31 décembre. 

Finalement, en Europe, en 2025, l’indice Cac 40, à Paris s’est adjugé 10,42 %, effaçant sa baisse de 2,15 % en 2024. Mais ce sont les bourses du sud de l’Europe du qui ont le plus briller. Avec les places milanaise (+ 31,5 %) et madrilène (+ 49,3 %). Ainsi, l’Ibex 35 signe le deuxième meilleur exercice de son histoire, après celui de 1993, où l’indice s’était envolé de 54 %.

Le Kospi, le plus fort…

Mais le grand gagnant de cette année se situe en Asie. Le Kospi de Séoul qui a pleinement profité de la vague de l’intelligence artificielle, avec une moitié de la capitalisation boursière composée de valeurs technologiques, a flambé de 76 %. 

En ce début d’année, Maryannick Plomion, portfolio manager at AllianzGI conserve une approche équilibrée et affiche une confiante dans les actifs risqués.

« Soutenues par des bénéfices solides, des investissements massifs dans l’intelligence artificielle, les actions demeurent notre classe d’actif privilégiée, » annonce Maryannick Plomion.

« Sur le plan géographique, nous maintenons une diversification : les États-Unis et le Japon bénéficient de fondamentaux robustes, tandis que l’exposition à la zone euro est légèrement réduite. Les marchés émergents restent notre conviction la plus forte, portés par une croissance soutenue et des politiques monétaires plus accommodantes. »

Utilities, une combinaison de stabilité et de rendement

Du coté sectoriel, la gérante de portefeuille d’AllianzGI préfère les utilities « Ce secteuroffre aujourd’hui une combinaison rare de stabilité et de rendement, avec des revenus régulés et prévisibles, des dividendes attractifs, et une demande structurelle en hausse portée par les besoins d’électrification et la construction de data centers. La transition énergétique stimule des investissements massifs dans les renouvelables et les réseaux intelligents, tandis que la valorisation du secteur reste attrayante après une sous-performance en 2024. En résumé, les utilities constituent une composante défensive et stratégique, alliant sécurité, rendement et exposition à des tendances de long terme. »

Chez Oddo les prévisions globales de croissance restent modérées. Les tarifs douaniers et barrières commerciales imposés par le gouvernement américain, combinés à un marché du travail affaibli, risquent de provoquer un léger tassement de la croissance, en particulier aux États-Unis. Pour l’Europe, les spécialistes de chez ODDO jugent que l’impact des droits de douane pourrait être partiellement compensé par le programme de relance budgétaire de l’Allemagne.

La désinflation a progressé en Europe et pourrait se poursuivre. La politique économique semble plus prévisible par rapport aux États-Unis, où l’incertitude politique et les actions potentiellement préjudiciables s’ajoutent au risque.

Une exposition aux actions proche de 57%, avec un curseur variant entre 53% et 59% semble un bon dosage afin de mieux s’adapter à ces mouvements erratiques estiment-on chez ODDO.

Oddo a réduit sa pondération vers les marchés américains et regarde d’un bon œil les marchés nordiques européens. « Nous avons réduit notre exposition aux actions américaines – un marché où les multiples apparaissent étirés à nos yeux. Dans le même temps, nous avons renforcé notre diversification en initiant une position sur les marchés nordiques, où les valorisations restent attractives par rapport aux autres régions développées, notamment en Europe. »

Dans les convictions, une surpondération est pratiquée sur le Royaume-Uni, aux États-Unis et dans les marchés émergents, une sous-pondération dans les grandes et moyennes capitalisations de la zone euro.

Du côté obligataire, Maryannick Plomion, portfolio manager at AllianzGI, privilégie la duration américaine, tout en adoptant une posture plus prudente sur la dette de la zone euro et les Gilts britanniques, le cycle de baisse des taux arrivant à maturité.  « Dans le crédit, nous renforçons notre position sur le high yield américain, soutenu par des spreads favorables et des flux solides. »

Oddo affiche un avis neutre sur le marché obligataire ‘core’ européen et des États-Unis, sous-pondère le ‘halve core’ européen. Au niveau des obligations d’entreprises, la préférence va vers une surpondération des titres européens de bonne qualité et de courte durée. En revanche, la classe des titres à haut rendement, en Europe et aux États-Unis, sont sous pondérés.

L’or plébiscité, toujours et encore…

En matière de devises, les spécialistes d’ODDO conservent une approche prudente à long terme sur le dollar, tout en réduisant leur préférence pour l’euro. La préférence va vers le yen japonais. Tandis que la livre sterling et le franc suisse sont sous-pondérés.

Enfin, l’or reste une conviction forte, porté par la demande des banques centrales et les flux vers les ETF affirme-t-on chez AllianzGI. Oddo partage cet avis positif sur l’or, et reste plutôt neutre sur le pétrole. Christopher Dembik, Conseiller en Stratégie chez Pictet AM, continue aussi d’apprécier l’or, ainsi que l’argent.

Selon Pictet AM, dans son Monthly Insight de janvier, les actions mondiales devraient continuer à progresser, soutenues pars des conditions économiques favorables en 2026. A noter, l’institution suisse juge que les actions des marchés émergents devraient se classer parmi les meilleurs rendements de l’année. Sur les marchés des titres à revenu fixe et des devises, les rendements des obligations d’État pourraient croitre en 2026 tandis que le dollar américain devrait se déprécier davantage.   

La diversification reste la boussole de cette année…Après plus de 300 baisses de taux dans le monde en 2025 !  Cependant l’or reste dans les favoris et les marchés émergents séduisent.

Daniel Pechon

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