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Ne pas paniquer, rester investi et réaliser des allocations défensives, le message de Nicolas Chaput de ODDO BHF AM dans cette période trouble.

« Le marché atteint un paroxysme qui n’a plus été atteint depuis la crise du Covid, » explique Nicolas Chaput, Global CEO de ODDO BHF Asset Management. Bouleversements géopolitiques et économiques, nouvelle administration Trump, remontée des taux, les marchés se cherchent et affichent une volatilité accrue. Il n’existe pratiquement plus d’endroits pour se cacher. Appréhender ce marché dans toute cette instabilité devient un casse-tête, avec une actualité qui peut tout bouleverser à chaque instant.

Si le Private Equity est un élément supplémentaire qui s’est invité dans la crise boursière aux Etats-Unis principalement, en cause son manque de liquidité, en Europe cette classe d’actif se tient. Et Nicolas Chaput se veut rassurant. « La demande existe toujours car le Private Equity reste une source de diversification. Si l’essentiel de nos produits a des échéances fixes, certains peuvent être intégrés dans l’assurance‑vie, ce qui permet d’atténuer, sans l’éliminer, la contrainte de liquidité. »

Private Equity : Le long terme comme ligne d’horizon

Dans notre offre de type Evergreen pour le marché des particuliers, produit spécifiquement long terme, la demande reste solide, Pour rappel, l’originalité de notre approche repose notamment sur l’investissement dans le marché secondaire du Private Equity, à travers le monde. Ce segment permet potentiellement de bénéficier d’une décote à l’achat mais aussi d’une meilleure visibilité sur les portefeuilles investis qui comptent quelques années d’existence, tout en bénéficiant d’une maturité réduite.

Les produits qui continuent d’être plébiscités par les clients institutionnels sont ceux qui proposent une échéance fixe, tandis que les Family Office se démarquent avec une approche hybride entre les fonds à échéance ‘traditionnelle’ et les produits Evergreen (détaillés ci-dessus). La clientèle privée privilégie quant à elle les fonds Evergreen mais avec l’esprit d’un horizon de long terme, en intégrant la notion qu’il n’existe pas de miracle ou de magie pour un actif qui présente un risque de perte en capital : « on ne fabrique pas de la liquidité avec des actifs illiquides » **.

Le thème de la transition écologique de retour sur le devant de la scène ?

Avec la récente hausse du pétrole, nous avons constaté que les valeurs se rattachant au thème de la transition écologique avaient suscité de l’intérêt. Notre fonds thématique ODDO BHF Green Planet, alors que les marchés étaient en pleine turbulence, a engrangé en mars une bonne partie de sa surperformance depuis le début de l’année, avec un portefeuille bien diversifié, aucune valeur ne dépassant les 4 % de pondération à fin mars et les 10 premières lignes totalisant un peu moins de 30 % du portefeuille*. Avec en tête de pont, des valeurs comme Schneider, Hitachi et Quanta Service**, mettant aussi en évidence une diversification, cette fois géographique. A noter que ce fonds actions est exposé notamment au risque de perte en capital.

« Le marché des actions est aujourd’hui dans un trouble profond. Après avoir culminé à + 10 % fin février depuis le début de l’année, les indices sont passés rapidement dans le rouge, marqués par une forte volatilité. Avantageux pour défier et diminuer cette volatilité est d’inclure aujourd’hui dans un portefeuille des fonds défensifs, monétaires ou obligataires court terme. 

« Nous observons que le client privé reste cependant très attentif et même serein. »  S’il se limite à quelques ventes, ces dernières sont particulièrement ciblées sur des produits risqués, comme les actions.

ETF « picking » : quand les ETF renforcent l’allocation active

« Actuellement il n’y a pas beaucoup d’endroit pour se cacher, même si les obligations spéculatives à haut rendement « high yield » continuent de résister.

Le fonds d’allocation d’ETF picking, lancé récemment, ODDO BHF Global Navigator peut être une réponse à ces marchés complexes. La nécessité d’une allocation dynamique peut être réalisée en investissant dans des ETF passifs, ce qui donne au gérant de la flexibilité pour s’adapter rapidement. Ce fonds est exposé notamment au risque de perte en capital.

« Notre message, ne pas paniquer, rester investi et faire des allocations d’actifs défensives qui permettent de naviguer dans cette période trouble », répète Nicolas Chaput.

Mais pour celui qui souhaite investir en actions sur une thématique de long terme liée à la révolution technologique, avec un potentiel point d’entrée depuis les sommets de fin février, le fonds ODDO BHF Artificial Intelligence reste une option. « Avec un horizon long terme, » tient-il à spécifier.

(*) Données au 30 mars 2026

(**) Ceci ne constitue pas des recommandations d’investissement

Daniel Pechon

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