Après une longue période de hausse des bourses, les années où les investisseurs pouvaient se laisser tranquillement porter par le marché, sont sans doute derrière nous. Cela ne signifie pas qu’il n’y a rien à faire en bourse. Mais il faut chercher les segments où subsiste une véritable dynamique, qui peuvent être détectés à travers la tendance...
Une question qui taraude aussi de nombreux investisseurs, après les fortes performances de ces dernières années, est de savoir si les valeurs technologiques pourront continuer à générer des bénéfices exceptionnels et de continuer d’’être un eldorado pour un investisseur. Faut-il oser encore acheter NVIDIA passé de 15 $ à plus de 220 $ en moins de cinq ans ? Que faire…Ou encore Amazon qui ne progresse que de 65 % sur les cinq dernières années…mais dont le cours a été multiplié par 26 en 20 ans…

Alors que les analystes ne se sont pas toujours d’accord entre eux. Début mai, Morningstar a constaté que le secteur de l’IA, plombé par le conflit au Moyen-Orient, se négociait avec la plus forte décote enregistrée depuis 2019 tandis que d’autres analystes se montrent plus prudents quant à la capacité des hyperscalers à maintenir indéfiniment leurs niveaux de dépenses d’investissement. Que faire….
Une solution est peut-être de suivre la direction d’un secteur, c’est-à-dire suivre la tendance, se réfugier par exemple dans un ETF mais qui va identifier les tendances les plus solides, décider à votre place en les surpondérant, en chassant ces grandes tendances du marché, sans les quitter tant qu’il ne détecte pas d’alarme, que cette tendance se fane, se détériore…
Eviter certaines grosses erreurs
Il faut acheter quand c’est au plus bas et revendre quand c’est au plus haut. C’est la phrase ‘canon’. Simple ? Certainement pas. Selon les statistiques, c’est même le contraire. De nombreux nouveaux intervenants en bourse perdent parce que trop souvent ils achètent au plus haut et revendent au plus bas envahis par leurs émotions. Tout l’inverse de ce qu’il faut faire en somme.
En effet, à force d’attendre, on achète au moment qui coïncide souvent avec le plus haut. Ensuite, le refus d’avoir tort pousse l’intervenant à conserver le titre malgré le début de la baisse et que ce n’est pas possible, que cela va remonter. On ne peut pas se tromper. Puis la pression devient trop importante avec la perte qui s’accumule et l’intervenant craque et revend souvent proche des plus bas.
Une des solutions serait de tenter de détecter une tendance avec des indicateurs et de se laisser porter, bercer par la hausse tant que cette tendance n’est pas démentie par quelques indicateurs clés bien identifiés. Pas toujours facile de conserver un titre …ne pas craquer quand la tentation est d’empocher les bénéfices. Les statistiques sont sans équivoque. L’exploitation des tendances stables du marché peuvent rapporter gros. Il faut se rappeler le cas de NVIDIA ou d’Amazon.
Certains ETF, justement, parviennent à détecter, sélectionner des tendances, avec un avantage que l’investissement ne sera pas stoppé tant que la tendance reste stable. La décision de sortir de cette tendance ne se fera que sur des critères élaborés et bien définis, bien loin de l’émotionnel.
En utilisant une approche quantitative propriétaire, le Fonds ODDO BHF Algo Trends US investi dans les tendances, Un modèle qui parvient à détecter les tendances stables du marché.
Utilisant une approche quantitative propriétaire, ODDO BHF US Equity Trend investit dans des actions américaines. Le modèle quantitatif évalue les actions sur la base d’une stratégie axée sur le « smart momentum », en analysant une grande quantité de données historiques dans le but de détecter les tendances stables du marché. Le processus de construction du portefeuille accorde une grande importance à la diversification et la gestion des risques en appliquant diverses contraintes d’optimisation. A noter que ce fonds investi en actions est exposé notamment au risque de perte en capital.
Karsten Seier, gérant chez ODDO BHF Asset Management donne des détails du processus : « Notre stratégie de Smart Momentum donne accès au potentiel de croissance des actions américaines, avec une approche quantitative disciplinée suivant le facteur Momentum, et appliquée à des actions américaines de grande et moyenne capitalisation. L’accent est mis sur les valeurs de l’indice S&P 500, sélectionnées à l’aide d’un modèle quantitatif développé par nos soins ».
Le processus s’effectue en deux étapes explique le gérant : « Identification des tendances de qualité : chaque action dans l’univers d’investissement reçoit un score de momentum. Les caractéristiques de tendance à moyen et long terme sont évaluées pour identifier des valeurs qui se développent durablement et de façon plus favorable que l’ensemble du marché ».
Ensuite, le portefeuille est composé des actions qui affichent le meilleur score momentum. « L’accent est clairement mis sur la diversification et la gestion des risques avec diverses restrictions concernant les concentrations de secteur, de style ou de valeur ; avec l’objectif d’adhérer aux meilleures tendances » conclue-t-il.
Les marchés boursiers et les actions évoluent en permanence dans des tendances à court et moyen terme. Et l’exploitation de l’effet momentum, dans une approche quantitative, permet de sélectionner les actions d’un secteur, qui participent le mieux à cette tendance. Mais le processus de construction du portefeuille accorde une grande importance à la diversification.
Cependant, certains pourront s’étonner que cet ETF de tendance est orienté vers le marché américain. Plutôt logique, car c’est chez l’Oncle Sam que les plus grandes story ont commencé et continuent à exister ces dernières décennies, comme celle de la nouvelle économie, celle de l’internet relayée à présent par l’intelligence artificielle. Puis, le plus grand marché du monde pèse 63 % de la capitalisation boursière mondiale. Pour se convaincre et pour continuer de parler de tendance, depuis sa création en 1957, le S&P 500 a progressé, en moyenne annuelle, de 10,3 %. Comme dans une tendance…mais alimentée à travers les années certainement par des rotations de secteur. A l’investisseur de trouver aussi le bon timing.
Plus précisément, quelques actions populaires font le bonheur de leurs actionnaires depuis plusieurs années. Faut-il suivre la tendance… Comme Amazon, dont la lecture de la croissance du bénéfice confirme qu’elle est constante. Un coup d’œil dans le rétroviseur, en 2015, le bénéfice avait atteint pour la première fois le milliard de dollars. Un top pour certains…Pourtant le bénéfice a continué de progresser pratiquement en poursuivant une oblique pour atteindre 85 milliards en 2025, excepté un accident, l’année du covid en 2022.
A noter que le processus de construction du portefeuille de cet ETF accorde une grande importance à la diversification et la gestion des risques en appliquant diverses contraintes d’optimisation.
Des performances qui donnent du poids au modèle
Les chiffres du fonds ODDO US Equity Trend parlent d’eux même avec une nette performance sur ces 5 dernières années par rapport à son indicateur de référence, le S&P 500 EUR Net Total Return Index) .
Dans les secteurs où le fonds est investi (données au 30 avril), et qui bénéficient de tendances positives, il est logique de retrouver la technologie (41 % mais sous-pondérée de 1,4 %). Dans les surpondérations actuelles, la vente au détail (10,5 % surpondérée de 2,8 %), les assurances (2,8 % surpondérées de 1,3%), et la construction & matériaux (2,4 % surpondérés de 1,5 %) sont appréciés alors que les secteurs du gaz/pétrole (3% sous-pondéré de 0,5 %) est un peu délaissé.
Tout logiquement, dans ses 10 plus grandes pondérations, le fonds est garni de valeurs technologiques (Nvidia, Apple, Broadcom, Amazon…), mais aussi de la société de ventes au détail, Walmart (+35 % sur un an) ou encore moins connue, du secteur de la santé, Weltower en gain de plus de 40 % sur un an (au 18 mai 2026). (ndlr : Ces valeurs ne constituent pas des recommandations d’investissement).
Le fonds a été lancé le 16/07/2018 et l’investisseur qui a mis le pied dans l’étrier dès cette date en plaçant 100 euros, tout en conservant depuis son investissement, détient (à [mettre la date ?] une somme de plus de 276 euros.
A noter, dans une période négative, celle du covid en 2022, le fonds a connu sa seule année de sous-performance contre le S&P 500 EUR Net Total Return Index. Depuis, le fonds a fait mieux que de se rattraper sur les trois dernières années calendaires complètes (2023,2024, 2025) à son indice de référence.







L’intrication qui vient