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Pictet Asset Management

Au vu de la croissance remarquablement solide des bénéfices des entreprises, nous nous attendons à ce que le marché boursier poursuive sa forte progression au cours des prochains mois.

Allocation d’actifs: une croissance des bénéfices trop forte pour être ignorée

On peut raisonnablement se demander si les actions pourront poursuivre leur progression à deux chiffres enregistrée depuis le début de l’année, alors que les rendements des obligations d’État ne cessent d’augmenter.

Des rendements accrus entraînent une hausse des coûts des emprunts commerciaux et réduisent également la valeur actuelle des futurs bénéfices des entreprises, deux facteurs qui pèsent généralement sur les marchés d’actions. Mais les inquiétudes concernant la pérennité de la reprise boursière nous semblent exagérées.

Il y a de bonnes raisons de penser que les actions continueront à progresser au cours des prochains mois. Le principal argument en faveur du maintien de notre surpondération des actions réside dans la rentabilité des entreprises. Les bénéfices continuent d’augmenter à un rythme remarquable, en partie grâce à l’adoption croissante de nouvelles technologies telles que l’intelligence artificielle. Selon les prévisions consensuelles des analystes, les bénéfices des entreprises devraient croître de 30% cette année, et nous pensons qu’ils pourraient progresser encore plus vite, d’environ 35%.

La conjoncture économique joue également en faveur des actions.

Si la hausse des rendements obligataires peut s’expliquer en partie par l’accumulation des pressions inflationnistes ainsi que par des déficits publics constamment élevés, il convient également de tenir compte du fait que les marchés obligataires anticipent une croissance économique à un rythme raisonnablement soutenu. En effet, comme le montre l’histoire, une hausse des rendements obligataires n’est pas toujours associée à un repli des marchés d’actions. Tout dépend en premier lieu de la raison pour laquelle les rendements augmentent. Lorsque les obligations ont fortement dévissé pendant des périodes où l’économie se portait bien, comme c’était le cas en 1994 et en 2013, les marchés d’actions n’ont pas enregistré de baisses.

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