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Norman K., une success story de la « néo-gestion de fortune » dépose ses valises à Luxembourg, avec l’ambition de faire évoluer ce métier sur la place. 

Norman K., c’est l’histoire de quatre passionnés de la finance (Olivier Liot, Brice Monvoisin, Mathieu Mercati et Jean-Philippe Petit), experts dans des domaines différents mais très complémentaires d’un point de vue opérationnels, amis de longue date. 

Passionnés par leur métier et son évolution, partageant le même socle de valeurs, ces quatre amis perçoivent l’idée qu’en combinant leur savoir-faire, ils peuvent offrir un service « tailor-made » dans la gestion de fortune, car réunis ils sont capables de couvrir l’ensemble les besoins à leurs riches clients ultra connectés.

Ils unissent leur destinée professionnelle et portent sur les fonts baptismaux Norman K.  Avec, dès le départ, des bureaux à Paris et Nice, Norman K. et ses quatre fondateurs-mousquetaires, ouvrent très rapidement le bureau de Londres. Puis, est venu l’installation de la société de Genève. Norman K. enchaine alors une croissance fulgurante, après une mise-en-route en pleine pandémie en 2021. Et le 1er janvier 2026, Norman K. a décidé d’être présent à Luxembourg avec l’ouverture d’un bureau. Une nouvelle étape stratégique du groupe.

Présent depuis 18 ans dans la gestion de fortune à Luxembourg, Nicolas L’Hermite a été chargé de prendre les rênes de l’entité Luxembourgeoise. « C’’est un moment formidable de ma vie, » a confié le nouveau CEO, devenu aussi Equity Partner.

Le nouveau CEO a répondu à quelques questions…

Quelle est votre ambition en tant que CEO de Norman K. Luxembourg ?

Avec Norman K., j’espère apporter un plus à la place avec le souhait de travailler avec tous les membres de l’écosystème.  Le marché de la gestion de fortune est en forte progression en Europe, et nous revendiquons pouvoir développer un service global cousu-main, pour nos clients mais aussi pour nos partenaires d’affaires.

Dans l’entité luxembourgeoise de Norman K., notre velléité est de rassembler une quinzaine de collaborateurs d’ici 12 à 18 mois, avec aussi la combinaison d’une croissance organique mais aussi externe. A Luxembourg, le marché est bien organisé, et permet d’identifier aisément les acteurs que nous pouvons approcher. A ce jour, je pense qu’environ une quinzaine d’établissement sont éligibles.

Norman K. veut rester la structure idéale pour un client qui souhaite disposer d’un couteau-suisse pour optimiser, couvrir l’ensemble de sa gestion patrimoniale.

En quoi le business modèle de Norman K. diffère ?

Le business model a été le moteur de l’association des quatre fondateurs. La gestion de fortune se décline en plusieurs volets, avec des thèmes variés. Avec principalement, la gestion d’actif financière classique, la gestion du passif (dettes privées, bancaires), le conseil et la structuration sur actifs non coté et les activités de Family Office.  Les positions respectives des quatre fondateurs, se complétaient parfaitement pour mieux encore couvrir ces activités, en intégrant, en internalisant leurs ressources, leurs capacités, afin de délivrer des solutions adéquates à leur client.  Avec une structure composée de quatre verticales, aussi fortes l’une de l’autre.  

La taille critique a été très vite atteinte. L’avantage de la structure réside dans son agilité et l’innovation peut aller plus vite.

Quelle est votre analyse du métier actuellement ?

Présent depuis 18 ans, j’ai assisté à l’évolution du business modèle de la place. Je ne crois plus au modèle d’un service qui n’offre qu’un seul service.  Au fil des années, dans mon activité de banquier, j’ai pu offrir des services de plus en plus différents à mes clients mais en étant cantonner à offrir des services avec l’étiquette de la banque qui m’employait.

Si la plupart des grandes banques ont été contraintes, au fur et à mesure, de s’adapter à un nouvel environnement, à marche forcée, le processus de décision est resté généralement long. Avec un plan d’exécution susceptible d’être perturbé par une adéquation avec un marché qui n’attend pas et est en constante mutation. Certes, la force et la puissance de ces grands acteurs leur permettent de déployer des moyens considérables, mais avec plus de difficultés à mettre en œuvre la  flexibilité et d’agilité nécessaire pour un service sur-mesure. 

Au contraire, notre réactivité au feed back du client sera presqu’immédiate au sein de Norman K., la gestion de fortune réinventée, grâce au niveau de spécialisation de chacun et le circuit court de cette grande proximité entre nous.

Plus concrètement ?

Aujourd’hui avec une architecture ouverte, Norman K peut aller dénicher le meilleur choix et le meilleur service après l’analyse de différentes solutions. Le Groupe peut accompagner le client avec ses propres critères dans ses investissements.  Chez Norman K., je suis aujourd’hui dans une position où je suis susceptible de mieux répondre aux besoins et attentes du client. C’est puissant et confortable.  Et sans déficit d’innovation comme de nombreuses entités de gestion de fortune peuvent faire face aujourd’hui, faute de moyens.

Avec quelle sensibilité ces familles investissent aujourd’hui ?

Chaque famille a son style indéniablement. 

Peu disponibles, ils sont souvent des dirigeants d’entreprises, quelques fois de la première génération, quelques fois même de la sixième génération, avec un mode de vie qui s’articule autour du digital. Leur gestionnaire de fortune est devenu d’avantage un partenaire, capable de gérer et prendre en charge la majorité de leurs problématiques. En fait, il faut être capable de les accompagner globalement sur tous les sentiers.

Cependant ils partagent un point commun, leur volonté d’avoir du sens dans ce qu’ils font. Ils ont une vision de ce que devrait être le monde et demandent d’être accompagnés sur ce chemin. La plupart sont encore impliqués dans leur business, quelques fois plus que marginalement, et sont à la recherche des relais de croissance dans d’autres activités prometteuses.

Le private market est idéal à leurs besoins. Nous (le Groupe Norman K.), structureur, nous situons au milieu, entre le client et le marché, pour être un acteur en capacité de l’accompagner sur l’ensemble de ses besoins et de manière internationale.  Ils disposent d’un outil digital leur permettant de suivre l’évolution de leurs actifs.

La connaissance du client est essentielle, même considérable. Il faut être en capacité, sans contrainte, de pouvoir offrir les possibilités pointues que le marché est capable offrir aujourd’hui (fintech, wealthtech…), avec une analyse « tailor made » qui doit conduire à prendre des décisions éclairées, surtout efficaces.

Aujourd’hui, les thèmes de leurs investissements évoluent-ils ?

Ils sont de moins en moins enclins à participer à des fonds de « real estate » et préfèrent réaliser leur propre « picking », pour être plus proche. Tout le monde ne peut être partout en même temps. Il y a une prime pour la proximité et la pureté de ces investissements.

La thématique de l’IA est toujours présente mais aujourd’hui, elle est regardée avec un œil plus attentif à la valorisation, car nous sommes devenus relativement prudent sur cette thématique. Ils ont toujours de l’appétit pour le secteur médical et la défense mais aussi, le bien-être, le mieux vivre, vieillir…

Daniel Pechon

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