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« Des idées suffisamment audacieuses pour repousser les limites de l’imagination humaine sont au cœur de la recherche. »

Se connecter à travers des relations plus étroites avec des investisseurs et gestionnaires de fonds européens du plus grand centre financier en Europe, c’est la volonté des représentants de IOCB Tech, le plus important centre de recherche en biotech, chimie située en Tchéquie qui rayonne dans toute l’Europe centrale.

Les organisateurs souhaitent démontrer que l’Europe centrale — et la Place de Luxembourg peuvent fructifier ensemble et retrouver un âge d’or, une dimension datant de Charles IV, fils de Jean de Luxembourg (1370 – 1397).

L’Institut de chimie organique et de biochimie (IOCB Prague) est une institution de recherche leader dans la chimie organique, Biochimie, Chimie médicinale, Biologie chimique, la découverte de médicaments. Cette institution importante a choisi le Luxembourg et envisage une collaboration en faisant appel à la Place dans le financement de ces projets.

Mais il ne s’agit pas d’une première. Une relation profonde a déjà existé entre le Luxembourg et la région Tchèque (la Bohême) actuelle. Car il y a environ 700 ans, Charles IV, qui n’était autre que le fils de Jean de Luxembourg dit Jean l’Aveugle, avait déjà joué un rôle clé et majeur dans le développement de la région tchèque. Connus aussi sous le nom de Charles de Luxembourg, monarque emblématique du saint empire romain germanique, son règne correspond au premier âge d’or de Prague avec un agrandissant de la ville, et en lui donnant un héritage gothique impressionnant. Prague est devenue à cette époque la troisième plus grande ville d’Europe).

Pionnier, il révolutionne la recherche contre le Sida

Plus près de nous, le nom d’Antonín Holý a pris de la hauteur dans le monde scientifique et est étroitement lié à l’histoire de IOCB Tech. Il a été un pionnier dans la recherche tchèque dans les années 80/90. Chimiste tchèque de renom, sa recherche a permis de révolutionner le développement des médicaments antiviraux utilisés dans le traitement du VIH et de l’hépatite B. Il a permis de réaliser un pas de géant à la science avec cette découverte des antiviraux Ténofovir, Adefovir et autres parmi ces traitements clés contre le VIH et l’hépatite B.

Le monde de la Biotechnologie et de la recherche reste un monde d’innovation, du futur et pas sans risque. Car Milan Prášil, Director of IOCB Tech, avoue que dans les start-ups, environ une sur cinq parvient à atteindre la maturité et l’objectif financier de rentabilité. Cependant, le succès d’une seule suffit largement à couvrir les nombreux échecs. Exemple, la découverte d’Antonin Holy qui a principalement été utilisée dans la lutte contre le sida, a permis de toucher des royalties confortables durant…35 ans.

Mais quand on demande à Milan Prášil, Director of IOCB Tech, l’impact de l’Intelligence artificielle, ses yeux commencent à briller. Car l’intelligence artificielle est aussi en train d’impacter la biotechnologie et tout ce monde de la recherche. L’IA va apporter  un plus, rendant aussi moins aléatoire la recherche.

Elle permet de gagner du temps avec plus de qualité, contribuant à écarter plus rapidement quelques erreurs ou fausses voies. L’IA est devenue un facilitateur, un accélérateur dans le monde de la Biotech, en gagnant en précision, ouvrant à une meilleure identification, une meilleure sélection des voies à suivre. Le temps de la recherche est sensiblement réduit par exemple, dans le monde des simulations. La vitesse de calcul, de nouvelles opportunités dans les méthodes sont rendues actuellement possibles grâce à l’IA.

Mais aussi important, l’intelligence artificielle permet de juger plus rapidement la faisabilité de projets dont la réussite devient trop incertaine.  Ainsi permet de concentrer et mieux orienter les forces vives dans les projets les plus prometteurs.

Même les terres rares

Les terres rares, désignées par l’acronyme REE (Rare Earth Element), sont omniprésentes et indispensables dans les technologies de pointe dont l’industrie d’armement. Mais son traitement est compliqué, avec des impacts environnementaux importants.

L’équipe scientifique du Dr Miloslav Polášek à l’IOCB Prague a mis au point une nouvelle méthode de séparation des éléments de terres rares, ou lanthanides, largement utilisés dans les industries électronique, médicale, automobile et de la défense. Cette méthode unique permet de purifier des métaux tels que le néodyme ou le dysprosium à partir d’aimants au néodyme usagés. Ce procédé respectueux de l’environnement précipite les terres rares à partir de l’eau sans solvants organiques ni substances toxiques. Les résultats ont été publiés dans le Journal of the American Chemical Society (JACS) à la fin du mois de juin.

À propos, Tomáš Pluskal, bénéficiaire d’une bourse ERC et membre de l’EMBO, il est une figure de proue dans un domaine qu’il façonne autour de ses propres recherches combinant l’IA, la biologie et les enzymes végétales.

Depuis 2010, des résultats de la recherche fondamentale ont été commercialisés.

Les succès de ces dix dernières années

En moyenne, dix brevets issus de IOCB, sont été délivrés par an. Onze accords de licence ont été signés, huit projets ont été incubés dans le domaine du traitement du cancer, des maladies du SNC, de l’inflammation, des infections et des maladies hépatiques ; projet iBodies.

Parmi les partenaires sélectionnés il faut citer Merck Millipore – pour un système de transport de nucléosides triphosphates marqués pour le marquage de l’ADN des cellules vivantes (déjà disponible sur le marché sous le nom de BioTracker™ NTP-Transporter Molecule).

Mais aussi Novo Nordisk, dans les nouvelles méthodes de traitement de l’obésité et des maladies associées et SHINE Technologies pour une nouvelle technologie d’isolation du Lu-177.

Le papillon, symbole d’espoir pour les patients atteints d’un cancer

Comme idée audacieuse dans le domaine de l’oncologie, il faut citer le rôle central de IOCB Prague dans la création de Taveren Therapeutics, une nouvelle entreprise de biotechnologie développant une méthode innovante avec le potentiel de traiter le cancer. La scientifique derrière ce concept innovant et fondateur de l’entreprise est le Dr Zuzana Kečkéšová. Cette scientifique poursuit cette ligne de recherche depuis de nombreuses années, tout en étant postdoctorant au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Son travail se concentre sur une stratégie unique pour améliorer la capacité naturelle du corps à se défendre contre les tumeurs malignes. Cette recherche se poursuit à IOCB Prague et est soutenue depuis plusieurs années par BTCZ Ventures, qui fait partie du groupe BPD Partners, qui est également le plus grand actionnaire de la nouveau spin-off.

Daniel Pechon

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